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 [BG/Fiction] Densetsu "Den" Takezo

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Disciple de Seth

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Lord Edgar Maxwell
- Disciple de Seth -

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Statut: Jeune Ancilla (101 - 150) Jeune Ancilla (101 - 150)
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MessageSujet: [BG/Fiction] Densetsu "Den" Takezo   Sam 19 Mai 2018 - 13:31


Prénom Nom





- Nom et Prénom(s) : Densetsu Takezo
- Alias :Den, le Dernier Samouraï, l’indécis, le traître
- Date et lieu de naissance : 1834 à Edo (Tokyo)
- Espèce : Vampire
- Clan : Brujah - Individualiste
- Faction : Anarch
- Rang hiérarchique / poste : tout ce qu'il faudra
- Date et lieu d'étreinte : 1877 à Tokyo
- Age apparent / Age vampirique : 43 ans / 140 ans
- Génération : 7ème
- Sire : Patricia "Tyler" of Bollingbroke
- Éthique / Voie : Concentration Intérieure V

Feat. Hiroyuki Sanada




- Disciplines :
  • Célérité ●●●●● ● - Flèches de Mercure

  • Puissance ●●●●● ● - Poing de Caïn

  • Présence ●○○○○ ○



- Potentiel d'influence :
  • : 2  (1 X 2)

    • Rue ●●○○○ ○




    Ce que vous pensez  :
    Des humains ? : Ils sont peut-être faibles mais nous devons les protéger d'eux-même ainsi que de nous même. Si nous leur sommes supérieurs ils nous doivent le respect et nous leur devons de nous nourrir. Ils sont les nomin, kogyo et shonin (paysans, artisans,marchands) du shinokosho, inférieurs aux bushi (guerriers) mais indispensables à l'équilibre.

    Des goules ? : Les plus faibles des bushi, ils ont les même responsabilités que les vampires mais ont moins de pouvoirs. Ils doivent être fidèle à un caïnite. En somme somme si les vampires sont des daimyos (samouraï qui possède beaucoup de terres) se seraient nos samouraïs.

    De la Camarilla ? : Même dans la non-vie l'histoire se répète, on pourrait y voir le Shogunat accroché à des valeurs archaïques.

    Du Sabbat ? : Serais-ce l'empereur que je vois là ? Ah non, pardon le "régent". J'ai trop donné pour ces combats qui reviennent au même : le peuple est trahit par les gouvernants.

    Des Anarchs ? : ... mon seul refuge après mes trahisons. Es-ce l'espoir qui pointe ou bien es-ce un mirage ?

    Des Aubains ? : La plupart sont soit fous, soit terriblements égoïstes ou les deux. Je n'en ai que trop peu cotoyés mais les Giovanni au Japon étaient bien intégrés ... ce sont des êtres malsains travaillant la mort. Des burakumin (parias) et des hinin (déchets de la société).

    Des Sangs-Clairs ? : Des ronin (samouraï sans maître). Ils sont nés comme cela, pourquoi les rejeter ?





    - Description physique :
    (Environ 10 à 15 lignes) ICI


    - Description mentale :
    (Environ 10 à 15 lignes) ICI







    PREMIÈRE RENCONTRE


    Tokyo, 1877
    La cellule était sombre, éclairée à la bougie depuis le "couloir" entre les cages. Les prisons étaient peut-être une chose qui n'avait pas changé malgré la déchéance du pays.
    Une voix résonnait depuis l'autre pièce, la personne parlait japonais mais possédait un fort accent. Encore un étranger venu fouler mon honneur pensa le samouraï.

    Es-ce là qu'est le prisonnier ?

    Le garde lui répondit.
    Oui madame, c'est bien là

    La porte s'ouvrait alors que je me positionnait correctement pour recevoir mon invité. J'attendais dans la deuxième cellule la plus proche de la porte. L'étranger se révéla être une étrangère, elle copia ma position par convention.

    "Enchanté de faire votre connaissance Takezo-san. Je me prénomme Patricia de Bollingbroke , mais appelez moi Tyler. Je suis venue à votre rencontre pour faire ta connaissance.
    -Vous êtes une étrangère mais vous parlez comme un japonais, vous vous intéressez au Japon depuis longtemps ?
    -Dans le vif du sujet donc, oui cela fait longtemps. J'attends que votre nation ouvre ses frontières depuis ... presque une éternité de votre point de vue.
    -Depuis combien de temps êtes vous sur le sol japonais ?
    -Cinq années maintenant, j'y suis pour affaires.
    -Encore des shonin.
    -Pardon ?
    -Vous êtes marchand c'est ça ?
    -Non, plutôt diplomate.
    -Vous êtes une bushi ?
    -Je fais partie d'un clan de bushi.
    -Vous êtes plus honorable que je ne le pensais.
    -Merci. Vous allez être pendu demain c'est cela ?
    -Oui au crépuscule d'une sombre époque qui délaisse ses traditions et guerriers pour laisser gouverner des shonin.
    -C'est pour cela que vous avez choisi cette heure donc. J'aimerais en savoir plus sur vous, vous êtes une relique que beaucoup voudrais détruite.
    -Je n'ai plus rien à cacher désormais, même à une étrangère.

    "Densetsu Takezo, de 1834 à 1877"


    Je suis Densetsu Takezo. Je suis né en l'an 231 de l'ère Edo (1834). Je suis un descendant de Musashi Miyamoto de son nom originel Shinmen Takezo, le fondateur de l'école "L’École de la stratégie des deux cieux comme une terre". Mon père n'a jamais été un samouraï de grande envergure au combat, mais il était sage et fin stratège. Ma mère est décédé en m'enfantant, je ne l'ai jamais connue. J'ai été éduqué dès mon plus jeune âge et ne ressentir ni dégoût ni peur envers la mort, tuer peut être la seule solution à certains problèmes et un samouraï doit y être prêt. Pour nous, bushi, l'honneur et le juste priment sur tout le reste. La mort à été mon quotidien de ma naissance matricide à mon exécution demain soir.
    Mon koryu m'a enseigné comment manier les armes du samouraï, et bien que j’excellais dans le maniement de la brise-lame les autres élèves redoutait mon sabre. Mon genpuku a été retardé suite à des conflits de plus en plus violents si bien que quand je l'ai passé j'avais déjà du sang sur les mains.
    Lors du Bakumatsu je ne savais pas ce qui était juste, par défaut je me suis rangé du côté de l'empereur. Je me battait sans trop savoir pourquoi, mais lorsque le Shogunat permis l'entrée sur le territoire des étrangers par peur de représailles des occidentaux la plupart on su où était le juste combat. Le shogun avait trahit notre pays pour des armes et la paix avec eux. Alors cette fois je me battais pour mon pays contre les traîtres à l'empereur et a notre nation. Je tire nombres cicatrices de cette période où je me battais corps et âme.
    Puis vint la paix. Une paix d'abord douce puis amère au moment où l'empereur a commencé à entretenir des relations privilégiés avec l'occident. Nous fûmes, samouraïs, en premier lieu récompensés par notre loyauté par l'autorisation du port de notre sabre. Puis quelques années plus tard ... ce droit nous fût retirés, nous n'avions plus le droit d'être des bushi. Au cours de ces années j'ai vu l'industrialisation progressivement s'installer, gangrenant le pays petit à petit en reniant nos croyances et traditions. L'empereur avait défait la raison d'être des bushi. Alors quand il y a quelques jours un policier me demande de lui donner mon sabre je lui ai demandé de quel droit, qui était-il pour m’ôter mes possessions ? Il n'avait jamais versé de sang, le sien ou celui d'un autre. Je lui ai donc demander de venir me prendre mes armes comme un guerrier et pas comme un fonctionnaire. Il est mort.


    "-Et aujourd'hui vous voilà ici.
    -Oui.
    -Pourquoi l'avez-vous tué ?
    -J'ai failli, j'ai agis par orgueil et sous le coup de la colère. J'aurais dû agir avec humilité et calme. Quand j'entendais ses paroles un torrent de flammes se déversait en mon cœur.
    -Je vous comprends. C'est la raison du choix de votre exécution.
    -Oui, je dois expier ma faute.
    -Et si je vous donnais une seconde chance ?
    -Je souhaite expier ma faute en mourant.
    -Vous mourrez. Vous pourrez vivre comme vous l'entendez, ne servir personne ou au contraire servir un autre maître pour l'éternité.
    -Je ne crois pas à votre paradis.
    -C'est l'enfer que je te propose Densetsu, un enfer ou tu pourra vivre comme tu l'entends. Je te donne l'éternité.
    -Tant que je meurs demain je ne m'y oppose pas. Faites ce que vous voulez.
    -Ravie de l'entendre."

    En y regardant de plus près même pour une étrangère elle était pâle, très pâle. Focalisé sur mon sort et mon monologue je n'avais pas prêté attention à elle. Des yeux bleus aciers en plus d'êtres hypnotiques semblaient trahir le poids des siècles vécus. Plus étrange encore, malgré sa gentillesse je sentais une tempête de fureur sévir dans sa poitrine alors qu'elle affichait un sourire généreux. Jamais je n'avais ressenti telle rage. Je savais quelle n'était pas humaine et ne mentait pas.

    "À demain, Takezo-san"

    explications:
     

    Le lendemain
    Je voulait que mon exécution soit un exemple de l'intolérance envers les traditions de l'empereur. Elle se déroulait donc en plein Edo, ou plutôt Tokyo désormais, avec la complicité des gardes compatissants. Mon maître était intervenu en personne pour négocier mon sepuku.
    La cérémonie commençait donc alors que le soleil tombait vers l'horizon. On récita mon crime, je pu procéder a la suite de la cérémonie, et lire le poème qui enveloppait mon sabre court. Je pris l'arme dans mes mains et la retourna contre moi.
    Alors que ma lame touchait mon abdomen je regardais une dernière fois la foule d'une époque de perdition. Puis, j’enfonçai mon sabre dans mes entrailles. Le geste fût plus facile que je ne l'aurais pensé, mais c'était sans compté sur la douleur. J'arrivais à peine à trouver la force de bouger ne serais-ce qu'un doigt, ma prise se relâchait peu à peu. Je profitais de mes dernières forces pour terminer la coupe d'une traite. Je retirais le sabre de mon ventre alors que j'abordais la deuxième entaille verticale afin de compléter le Giri no jumonji. Je voulais que le dernier sepuku de l'histoire marque à jamais le cœur des japonais. La douleur était insoutenable et mon sang de rependait sur le tapis, alors la colère m'envahit et je remémorait tout ce que j'ai défendu, toutes les âmes que j'ai pourfendu au nom de l'empereur ainsi que celle de n'avoir rien pu changer au cours de l'histoire. Car dans tous les cas, quel qu'est été le gagnant le Japon aurait toujours été perdant. De rage je terminait la deuxième entaille avant de m’écrouler en regardant le dernier rayon de soleil que je verrais avant une éternité de souffrance.


    J'avais les yeux ouverts, Tyler me maintenait la tête en appuyant d'une force surhumaine sur mon front. Son coup était ensanglanté, et j'avais un goût de sang sur la langue. Malgré sa blessure elle ne bouge pas, elle n'indique aucun signe de souffrance. Elle me demande le silence en apposant son index sur mes lèvres. J'étais suis nu et mon ventre portait une cicatrice en forme de croix.

    "Bienvenue Densetsu, dans le monde des morts qui marchent. Tu es désormais damné du sceau de l'immortalité. En échange de cette malédiction, tu te nourira de sang humain pour subsister en ce monde. Ou bien tu succombera a ta bête intérieure.
    -Que suis-je devenu ? Qu'êtes vous ?
    -Un vampire, un monstre immortel à visage humain.
    -Je vous ai blessé ?
    -Ce n'est rien j'y suis habitué. Même si c'est vrai, j'en ai rarement vu avec autant de mordant au réveil !
    -Y-a-t'il des choses que je dois savoir ?
    -Pour l'instant fait ce que je te dis, même si c'est désagréable. C'est provisoire, juste le temps que tu t'habitues a ta nouvelle condition. Rassure-toi, je n'aime pas qu'on me lèche les bottes.
    -Vous serez mon maître c'est cela ?
    -Oui, dans les grandes lignes c'est ça. Des questions ?
    -Non, Tyler-sensei.
    -Je t'ai dis que je détestais les lèches-bottes ?
    -C'est une marque de respect.
    -Laisse tomber le "sensei".
    -Très bien, Tyler-san.
    -Arrête avec les honorifiques de manière générale. Appelle moi juste "Tyler"."







    DEUXIÈME RENCONTRE


    1918, Chicago
    Le sombre salon était faiblement éclairé à la bougie. Tyler était immobile bien qu'elle remarqua mon entrée. Elle lisait un livre qui semblait aussi vieux qu'elle. Sans détourner son regard vers moi elle ouvrit la discussion.

    "Alors Den, qu'a tu fais de toutes ces années ? As-tu trouvé un maître qui te siée ?
    -Non, j'ai traversé mon pays de long en large et personne n'était assez digne pour que je le serve.
    -Tu as l'air assoiffé, prends donc un verre et amène le moi. Je vais le remplir."

    Alors que je m’exécutai, Tyler se saisissait de sa goule dont elle aspira le sang avant de le recracher dans le contenant. Suffisamment pour calmer la soif se déversa alors.

    "Merci Tyler, le voyage a été long.
    -Ce n'est rien, installe toi et raconte-moi ton errance."

    "I'm always angry"


    Après les cinq années passés à recevoir votre enseignement sur comment contrôler la bête, en tirer du pouvoir, et sur les différentes factions vampiriques en place dans le monde, j'ai parcouru les terres japonaises à la recherche d'un but. Me laissant guider par la colère et mes nouvelles aptitudes je m'y mon corps a l'épreuve en provoquant en duel tous les maîtres de dojô que je croisais. Puis je finit par chercher à rencontrer les maîtres de chaque école qui enseignait au Japon. J'ai tué par mégarde les premiers et au bout d'un moment j’eus pleinement le contrôle des mes capacités. Je pouvais tuer un escrimeur même avec un sabre d'entraînement aisément. J'ai eu plusieurs rencontres qui se sont mal terminées, l'injustice et la cruauté me faisant sortir de mes gonds mon sang à finir par tellement bouillonner que j'en fût pris de frénésie. Heureusement pour eux je n'ai utilisé que mes poings lors de ces rixes, néanmoins quelques autres décès ont été à déplorer. Je me rassurais en me disant que s'était des gens dépourvus de compassion.

    "Ouah, t'as appris vite dis donc.
    -Si vous pouviez éviter de m'interrompre Tyler-sensei.
    -Il t'es poussé une paire entre les jambes pour me parler sur ce ton ?
    -Puis-je reprendre ?
    -Vas-y je t'écoute."

    Durant ma route j'en suis venu à croiser d'autres êtres surnaturels qui arpentent ce monde : des loups-garou d’on vous m'aviez demandé de me méfier.
    D'autres vampires, des esclavagistes d'esprits que je répugne. J'ai aussi rencontré des vampires plus étranges, qui se nourrissent d'âme et non de sang. Ils m'ont pris pour l'un des leurs.


    "C'est l'origine de votre visite initiale n'es-ce pas ?
    -Continue je ne voudrais pas t'interrompre.
    -J'ai terminé.
    -Et qu'es-ce qui t'a décidé à revenir ?
    -Le Japon m'a dégouté, ils ont troqués des daïmyos et des empereurs contre les États-Unis d'Amérique et des usines.
    -Et maintenant que vas-tu faire ?
    -Je l'ignore.
    -Pourquoi ne pas rentrer dans les sectes qui s'opposent ? Peut-être l'une d'elles te plaira ? A moins que tu préfères les combattre sans savoir pourquoi, ça ne te changera pas trop n'es-ce pas ?
    -Je comprends votre conseil. Quels sont les bastions de ces forces ?
    -Sur le vieux continent : Madrid pour le Sabbat et Paris pour la Camarilla. Contacte moi une fois cela fait et je te rapatrierais à Chicago.
    -Pourquoi me pousser à connaître ces sectes ? Peut-être l'une d'elles me plaira ?
    -Un bushi qui ne sait pas pourquoi il se bat n'est rien d'autre qu'un pantin ... aussi parce que j'ai cerné ta personnalité et que aucune ne te plairont.
    -Merci maître de m'accorder votre confiance.
    -Je n'aime pas les lécheurs de bottes.
    -Merci Tyler.
    -Profite du temps ici pour te restaurer, visite et apprends. Je vais continuer ta formation."







    TROISIÈME RENCONTRE


    Chicago, 2015
    Le monde avait changé comme jamais, l'urbanisation et les industries avaient ravagés le paysage. En regardant des images de ma terre natale je ne peux que pleurer de rage, les vastes lieux paisibles sont devenus des villes de béton. Nos traditions sont oubliés et perçues archaïques et mon pays rayonne d'une  culture décadente conséquence de l'américanisation du Japon.
    Chicago n'avait pas tant changé à mes yeux, je l'ai toujours perçu telle quelle est aujourd'hui : du bruit, du métal, de la foule.
    Tyler ouvrait mon coffre me permettant de sortir, son influence sur l'aéroport est telle quelle a pu me faire entrer à sa guise. Et permettra certainement à ralentir mes poursuivants. Sans un mot elle me fait monter dans une voiture avec elle et nous rejoignons son refuge. Nous attendons d'être chez elle pour célébrer nos retrouvailles.


    "Pas trop de courbatures dans le coffre ?
    -Non, je n'ai pas vu le temps passer pour être honnête. Je réfléchissais à ce que j'allais t'dire.
    -Tu es bien familier.
    -C'est une marque de mon amitié Tyler.
    -J'ai l'impression que tu as mûri, aurais-tu passé ton genpuku vampirique ?
    -En quelque sorte, j'ai pu éprouvé mon esprit et mon corps au sein des sectes.
    -Et qu'es-ce que tu en as retiré ?
    -Aucune ne me vont, le Sabbat a un fort esprit de camaraderie mais aucun ne respecte la condition humaine. J'apprécie leur philosophie et leur discipline pour les plus rigoureux, mais ils oublient l'essentiel : sans les humains ils ne sont rien. De plus comme chez leur ennemi les anciens dirigent sans partage : c'est de l'hypocrisie.
    -Et la Camarilla ?
    -Les anciens manipulent le peuple sous couvert de bons sentiments. Ce sont des monstres à visage humain qui profitent de la faiblesse des plus petits sans le respect qu'ils devraient leur octroyer. Ils critiquent la violence du Sabbat mais les mesquineries de cour sont indignes de bushi.
    -Et tu as mis presque un siècle juste pour ça ?
    -J'ai beaucoup appris avec eux : leur bon côté et leur mauvais, leurs réussites et leurs échecs. Dans les deux cas les dirigeants ne sont intéressés que par leur personne et leur égo, même si un prince ou un archevêque n'étaient pas corrompus cela ne changerais rien : ils seraient une goutte d'eau dans un océan de sang.
    -Je suis impatiente de savoir ce que tu as fait cette fois ! Raconte-moi."

    "No Gods ... "


    Après notre dernière rencontre je suis partis vers Madrid, le voyage a été très difficile. Sans ton intervention je ne sais pas comment je m'y serais rendu. L'odeur n'était, je dois l'avouer, pas au rendez-vous le bateau était humide au point qu'à chaque réveil je croyais me noyer. Une fois à destination la faim m'a transformé en bête, je n'ai pas réussi à me maîtriser et des sabbatiques l'on vu ce qui fût le point de départ de mon entrée dans leur bande. En tuant un innocent.
    Alors que je m'en voulais sans pouvoir rien dire, ils riaient de la mort du bougre et de mon "style" bestial. J'ai joué le jeu pour ma sécurité mais aussi pour mieux comprendre leur philosophie. Alors j'ai cessé de m'en vouloir. On me présenta à d'autres vampires, tous leur faisaient confiance sur les capacités. Certains étaient suspicieux et je dis que je venais de me réveiller à côté quelqu'un qui était mort, ils ont cru que j'avais été abandonné et m’ont adopté. L'esprit de camaraderie était fort et certains étaient ravis de me parrainer, expliquant que faire et ne pas faire. Je ne perdis pas mon temps pour demander ce qu'ils faisaient des humains, ils s'en fichent ... ou en tout cas une grande majorité les considère comme du "bétail" si je reprends leur termes. Rapidement vint la première Vaulderie.
    Mes sentiments avaient évolués et je considérais ces hommes et femmes comme des frères et sœurs d'armes. J'étais fier d'appartenir à cette meute comme a mon clan. Je retrouvais mon Japon féodal d'antan. Alors nous essayèrent notre position sur la ville.
    Je retrouvais mes esprits comme après mon étreinte et réalisa qu'en les rejoignant et les considérant comme des frères j'avais trahi mes propres valeurs : la protection des faibles. Alors lorsque vint la guerre, je n'étais plus prêt. Alors que je tentais de sauver les civils, ma meute profitait du chaos pour s'élever. Je préférais me réfugier en France avant qu'il ne constate que je n'étais plus des leur.


    "Ta seconde étape c'est ça ?
    -Oui, j'ai passé deux décennies avec eux avant de comprendre dans quoi je m'étais embarqué.
    -C'est le principe d'une secte. Et ensuite ?"

    " ... Or Kings ... "


    C'est donc peu après le début de la guerre que j'arrivais en France, vers Novembre 1939. Passer la frontière n'a pas été très compliqué, je maitrisais mes pouvoirs vampiriques assez bien pour y aller en courant. Une fois sur le territoire je continuais inlassablement vers le nord en fuite de Madrid. J'avais peur que ma meute de rende compte que j'avais fuit. Mon lien avec eux s'éfrita petit à petit mais mis un certain temps avant de disparaître. En remontant vers le Nord j'arrivais à Bordeaux où j'appris que le Prince était considéré comme vassal du Roi de Francie : le Prince de Paris. Le système féodal était bien présent mais je devais observer avant de juger s'il était bien utilisé.

    "Bien utilisé ? Qu'entends-tu par là ?
    -Je crois au shinokosho et ses vertus. Ce système est basé sur l'importance de chacun dans la société : les forts protègent les faibles, les faibles nourissent et équipent les forts. Tout cela dans un respect mutuel. C'est plutôt proche de l'idéal de Carthage je trouve.
    -Et qu'es-ce qui empêche les forts de tyranniser les faibles ?
    -La vertu.
    -La plupart des vampires ne sont pas vertueux.
    -J'en trouverais un assez fort et bon pour rebâtir une Carthage ... ou j'essayerais moi-même !
    -Ton sang est trop faible pour ton objectif, que feras-tu pour pallier à ça ?
    -Je marcherait dans vos pas et j'absoberais un sang plus puissant.
    -Reste à savoir qui ?
    -Si vous faisiez ce sacrifice cela simplifierait les choses.
    -Hors de question de donner ma vie à un gamin idéaliste à peine sortit du berceau. Ton rêve est beau et tu comprends la nécessité d'un système qui régisse l'autorité, au contraire de la majorité des Anarch, mais ce n'est pas suffisant. Il te faut un vrai plan, et pour ça il faut que tu vives comme un Anarch pendant quelques temps. Ça te permettra de voir les problèmes présent dans chacune des factions.
    -Très bien Tyler. Je suis toujours prêt pour ton enseignement.
    -Une fois cela fait tu pourras réellement te dire "libéré" de ton Sire et tu pourras faire ce que tu souhaites de ton non-vivant.
    Contiue ton histoire
    ."

    Je me rendis donc à Paris dans le but d'intégrer la Camarilla. Étant un bastion de cette secte, elle devait bien représenter la faction.
    Une fois sur place je savais que je ne pouvais plus me faire passer pour un nouveau né talentueux, j'ai donc opté pour une approche frontale : m'annoncer comme rescapé de Madrid où j'étais sabbatique et je souhaite me repentir, risqué mais franc. Avant même le verdict du Roi Villon son primogène Brujah, intervint pour demander que je puisse rentrer dans le rang. Le Prince sans donner son idée première fût d'accord. J'appris donc sous la protection du primogène la politique selon les Camaristes, leur us et coutumes.
    Mes capacités physiques le pousserent a m'entraîner pour des missions musclés, grâce à mon passif officiel chez le Sabbat je fût certes railler mais aussi craint par beaucoup : peu osait me critiquer en public. Je commençais à répendre mon influence sur Paris quand déjà le primogène m'empêcha d'aller plus loin : j'avais ce que je méritais, rien de plus. Cela ne me gênait pas, faire mes preuves pour gagner en pouvoir était logique. Je m'associais avec de jeunes vampires pour mutualiser nos influences et vivre convenablement. Mais au bout de plusieurs années à se rendre des services je fût obligé d'honorer une dette enregistré par le primogène pour m'avoir défendu en public. C'était donc un acte intéressé et non pas généreux. Je dû rendre un service à un Nosferatu qui n'a cessé de vouloir me traîner dans la boue. J'étais raillé par beaucoup y compris au sein de la coterrie. Je passa le reste de la guerre à protéger les faibles et aider la résistance. J'ai tué à de nombreuses reprises pour les protéger des soldats, de tous les soldats. Mais je ne pouvais agir que de nuit et mon abri faillit être découvert à de plusieurs reprises. La fin des conflits après le secours destructeur des états-unis d'amérique fût un soulagement. Ma haine de ce pays n'avait plus d'égal terrestre, mais je sais différencier un gouvernement et son peuple.
    Après plusieurs décennies à essayé de remonter la pente, protéger les faibles et les innocents, et me battre pour mon honneur j'ai compris que je n'avais plus rien à attendre de la Camarilla. J'ai donc fait appel à toi pour te rejoindre.


    "Pas étonnant. Mais tu es passé par le Sabbat avant la Camarilla, et pourtant tu a été choqué des méthodes camaristes ?
    -Choqué non, déçu oui. Pour ceux qui se disent les amis de l'humanité bien peu les défendent. Les plus jeunes essayent mais meurent faute d'expérience et de puissance.
    -Comment as-tu survécu ?
    -J'avais le statut d'un paria mais l'expérience d'un "ancilla". Mais plus que tout, je sais qui je peux sauver. Les nouveaux-nés altruistes essayent de sauver tout le monde, ils ne savent pas que c'est impossible. Parfois pour sauver une vie humaine, le sang d'un autre humain doit couler. C'est le paradoxe de notre existence : même si l'on ne tue personne, on fait couler le sang.
    -Je vois que tu es pratiquement arrivé à maturité. Reprenons là où s'était arrêté la dernière fois, tu devrais pourvoir atteindre le maximum de tes capacités désormais."







    CORRESPONDANCE


    2018, Los Angeles
    Il fait nuit, les volets sont tirés, la pièce est illuminé par une ampoule en fin de vie. Densetsu était au dessus d'une feuille vierge, ne sachant pas vraiment par quel bout prendre ma lettre. Comme à chaque fois donc, il commençait par le début.

    " ... Only Man"


    Depuis notre dernière entrevue en 1991 j'ai suivi vos conseils et me suis dirigé vers Los Angeles. En tant que ville humaine elle est comme les autres. Ça grande particularité viens de son gestion vampirique : la barronie. Le Baron a un rôle quasi-identique au rôle du Prince si ce n'est qu'il est moins encadré puisqu'il n'est affilié à aucune autorité supérieure.
    Ce qui devrait pouvoir en principe laisser un tyran est en fait un dirigeant éclairé, laissant son peuple agir à sa guise tant qu'il ne nuit pas à la communauté.
    J'adhèrais totalement à ce concept qui pourtant est sur le papier bien éloigné du shinokosho, se révèle positif. Néanmoins je pense toujours qu'une structure est nécessaire pour encadrer quelque peu un Baron qui serait trop autoritaire. Tout se passait bien pendant plusieurs années malgré une certaine immaturité dans le mouvement, notamment visible dans les "jeux" stupides me rappelant ceux du Sabbat.
    Puis les Kuey-jin sont arrivés et à partir de là tout a commencé à déraper. Nos rangs étaient solides mais certains ont tout simplement fuit sans défendre leur frères d'armes. Nous avons été décimés. Cela a été une déception certaine de voir ceux que je considérais après toutes ces aventures à voguer entre les sectes comme mes vrais frères d'armes, nous trahir en fuyant.
    Une fois les combats terminés et la ville sous le contrôle du mandarinat je décida d'aller porter ma voix à eux. Je leur ais demandé d'épargner les vampires restant qui ne se battaient pas, l'un d'eux a remarqué que je portais le sabre et a accepté à condition que je remporte un duel au sabre. Je n'ai jamais été un maître du iaïjustu mais mon expérience et mes disciplines vampiriques me rendent imbattable dans un duel au sabre classique.
    A peine le duel commencé je dégaina mon katana plus vite que jamais et tenta de lui porter un coup dans le même mouvement, c'est seulement en voyant mon sabre brisé que je compris ce qui s'était passé : sans m'en rendre compte j'ai tranché son bras et cassé ma lame en l'éclatant sur son corps. Grâce à ma force surhumaine j'ai réussi à découper son membre mais mon sabre n'a pas résisté aux pressions de ma force contre sa peau. C'était la première fois que j'utilisais conjointement Puissance et Célérité à ce niveau, j'étais moi-même surpris de mes capacités.
    Avec cette victoire j'avais obtenu la protection de mes alliés vampires restant qui n'avait pas rejoint les Cathéens.

    Et ça ce n'était que le début des problèmes, après cela la cité des anges ne fût plus jamais la même. D'autres événements très étranges se sont passés qui ne n'ont rien à voir avec les Kuey-jin. La ville était devenue comme folle. Puis après les vampires d'Orient s'en vont sans rien dire. Quelque chose de sombre se tramait déjà ...
    Mais à peine le temps de réfléchir que la Camarilla établi un nouveau Prince. Le combat continue alors, j'ai vu Smiling Jack s'opposer à cela avec une telle virulence et un certain machiavélisme que je trouvais peu honorable. Malgré que je n'aimais pas ses méthodes, elles ont menés l'odieux Prince a sa chute. Je ne suis pas intervenu pour l'aider, me concentrant sur la santé des plus honorables peut importe leur faction. Et je me suis enfin trouvé, j'ai compris que aucune secte ne me convient vraiment mais que par dessus tout j'aime mon clan et son idéal. Je supporterais les Anarch' jusqu'à ce que le clan Brujah quitte la Camarilla et que tous nos frères se rassemblent sous la bannière d'une utopie paisible qui pourra appaiser notre colère. Pour être honnête je me demande même si la Camarilla n'a pas pactisé avec les Kuey-jin pour détruire les bastions Anarch'. Cela me rappelle le Japon et la façon d'ont ils se sont servis des étrangers pour gagner la guerre. Cette fois les rôles sont inversés mais je suis toujours du côté des perdants. Le peuple est toujours perdant.
    Alors que j'imaginais que tout serait simple, le destin en a voulu autrement. Alors que Camarilla et Sabbat étaient opposés comme à l'accoutumée j'appris qu'un ancien du Sabbat avait plongé la ville dans le chaos. Quand ceux-ci ont fait une trêve pour abattre une créature plus terrifiante encore, j'étais sous le choc. Je pensais euphorique que les vampires pourraient s'unir sous un même ciel ... mais une fois la menace écartée et les pertes comptées tout redeviens comme avant.
    Avec les années, au prix de trahisons et déceptions, j'ai compris pour quoi voulais me battre : mon clan et ma vision de Carthage.
    Je suis prêt à partir alors que j'entame ces lignes, la ville de Seattle a été en de grand troubles et je sens qu'un mal y sévit. Là-bas j'y prendrais les couleurs des anarch' jusqu'au jour où enfin, les Brujah comprendront que la Camarilla est un obstacle à la paix.

    Respectueusement,
    Votre infant et élève, Tokaze Densetsu


    Le ronin relu la lettre pour vérifier que chaque kanji était impécable puis plia la lettre en trois partie délicatement d'un geste harmonieux. Il l'inserra dans une enveloppe bon marché et la posa sur sa valise a peine remplie. A l'intérieur, Densetsu fixa son katana brisé et sourit. Car finalement son sabre était le symbole d'une vie de servitude qui ne se brisa que lorsqu'il fût réellement libéré de toute contrainte.
    Il était libre.






    - Votre pseudo : Densetsu Takezo
    - Votre âge : 22
    - Comment avez-vous connu Vampires WoD ? DC
    - Mots de passe cachés dans le règlement :



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    [BG/Fiction] Densetsu "Den" Takezo

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